Le présidentialisme à la française est vu par la plupart des analystes comme indissociable de la 5ème République.
Mais vous avez découvert, grâce à nos explications sur la nature du régime parlementaire, et nos parcours à travers l’histoire (celle de la cohabitation et du quinquennat en particulier) qu’il n’en est rien. Le présidentialisme n’est pas écrit, il n’est que pratiqué.
De nombreuses personnalités sont arrivées actuellement à un consensus: il serait préférable de fonctionner comme nos voisins européens, avec un régime parlementaire primo-ministériel, et non plus parlementaire présidentialiste.
Mais ils semblent aussi atteints par un autre consensus: on ne pourrait pas abandonner le présidentialisme car on ne peut pas revenir à 1958 ou 1946, et enlever aux français la sacro-sainte élection présidentielle adoptée en 1962.
Certes, le présidentialisme exige bien que le Chef de l’Etat soit élu au suffrage universel direct, d’abord pour s’affranchir des partis et du parlement, et ensuite pour les dominer. Mais la réciproque n’est pas vraie. De nombreux pays d’Europe ont un Chef d’Etat élu au suffrage universel direct, et ne souffrent pas de « déviation présidentialiste » de leurs régimes parlementaires.
Un jour sans doute, les leaders politiques aspirant à gouverner la France changeront de logique, en basculant définitivement dans la « course pour Matignon » au lieu de celle pour l’Elysée. Ce sera toujours un combat, mais collectif. On passera enfin du sanglant combat de boxe (la présidentielle actuelle) à la compétition d’aviron : les législatives, qui sont les seules qui méritent le qualificatif d ‘ élections reines dans un régime parlementaire.
Première hypothèse:
Si de nouvelles cohabitations voient le jour
Deuxième hypothèse:
Une candidature à l’Elysée… révolutionnaire !
D’autres hypothèses sont bien sûr envisageables ! N’hésitez pas à nous les communiquer.