Le vote aux législatives vous est certainement familier. Il est en tout point identique à celui de la présidentielle. Ou presque, car selon la répartition des scores obtenus au premier tour, il peut y avoir trois candidatures, et même parfois quatre, qui accèdent au second. Vous avez en tout cas un seul nom par bulletin (avec celui du suppléant).
A la fin du second tour, telle circonscription verra son député sortant réélu, ou bien une nouvelle députée lui ravir la place. On dit que la circonscription est uninominale.
Mais pour d’autres élections, vous connaissez d’autres modes de scrutin.
Prenons l’exemple des européennes. Le bulletin contient…79 noms ! C’est le nombre total de parlementaires assignés à notre pays, sur un total de 705 parlementaires. On parle alors de circonscription unique ou circonscription nationale, car le territoire n’est pas décomposé, comme pour, les législatives, en 577 petits morceaux.
Nous avons aussi des élections régionales. La France métropolitaine est décomposée en 13 circonscriptions régionales. Chaque bulletin contient une liste de noms égal à celui des conseillers de la région.
Une circonscription est donc un sous-ensemble du territoire national. Le nombre de noms sur chaque bulletin proposé au vote est égal au nombre total de députés éligibles sur cette portion de territoire. Si un parti arrivait à obtenir la totalité des voix dans cette circonscription, il remporterait la totalité des sièges à pourvoir. Ceci est bien entendu impossible. Les sièges sont donc répartis en fonction des suffrages obtenus pour chaque parti.
Si on ne découpe pas le pays, on reste donc sur une circonscription unique (Danemark, Israël,etc.). A contrario, si on le découpe au maximum, on arrive à … la circonscription uninominale (France, Royaume Uni, Canada, Etats-Unis d’Amérique, etc…)