L’absence de majorité parlementaire absolue en juin 2022 (deux mois seulement après la présidentielle) démontre que le scrutin uninominal à deux tours (dit majoritaire) ne l’est pas tant que ça…au niveau national.
Une majorité absolue n’est donc plus automatiquement garantie, vu le morcellement du paysage politique. A plus forte raison, celle d’une majorité opposée à l’Elysée qui accèderait ainsi à Matignon !
Ceci est parfaitement logique. Sauf dans un cas, celui où la présidentielle aboutirait à un second tour « anormal », avec la présence de deux candidatures considérées, chacune prise séparément, comme inacceptable par une majorité de français (pas la même majorité, bien sûr). Pour résumer, deux candidatures perçues comme extrémistes. En utilisant ce terme nous ne qualifions pas d’extrémiste tel ou tel parti, nous ne parlons que de leur perception auprès d’une partie de l’opinion.
Un des deux candidats s’installera donc à l’Elysée, obligatoirement, même avec une très forte abstention, puisqu’il n’y a aucun quorum de participation à respecter.
Les législatives qui suivraient pourraient bien voir une coalition de plusieurs partis se consolider à la va-vite pour lui rafler la majorité parlementaire. Et cette 4ème cohabitation nous basculerait, qui sait, dans un changement de paradigme (comme on a coutume de dire désormais): Les leaders politiques désirant gouverner brigueraient désormais Matignon, et laisseraient l’Elysée à des « honorables » de la République.