Les négociations qui ont abouti à un « pré-accord » sur la réforme des retraites entre le gouvernement et un parti charnière (LR) se sont déroulées comme dans tout régime parlementaire digne de ce nom: dans le dialogue entre les acteurs-clé. C’est à dire le gouvernement d’Elisabeth Borne d’une part, avec en face les trois responsables du parti charnière de l’autre (président du parti LR, et présidents des groupes LR à l’assemblée et au sénat) .
L’ importance du sujet semble avoir empêché l’Elysée, du moins en apparence, de « toucher aux manettes de la négociation ». Cette configuration de travail, dans laquelle la décision sort de la négociation avec les partis (au moins l’un d’entre eux dans le cas actuel) faisait horreur à Charles de Gaulle. Mais l’absence de majorité absolue au parlement fait renaître le parlementarisme.
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Cette « respiration démocratique » devrait réjouir ceux qui critiquent l’hyper-verticalité du présidentialisme classique, qu’ils soient favorables ou opposés à la réforme en cours.
Nous reviendrons sur le sujet dans les semaines qui viennent notamment sur la marée d’amendements qui seront déposés (plusieurs dizaines de milliers)
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